Pour ce monde en couleur à jamais clinquant dans tes yeux, ces jours funèbres qui s'envolent vers les cieux. Ces étoiles, échappant à tes mots, redessinant sur une toile le reste d'un cachot qui à jamais retient cet amour inachevé. Pour ces dernière prières s'adressant à ton c½ur, s'avançant, sans relâche vers la pierre qui s'installe à présent dans tes poumons, ce vide inssassiable qui comblait les murs de ma prison. Une prison de rêves inaccessibles, d'amoureux transitoires et d'enfance éphémère. Pour ce stupide bateau perdu dans l'écume, emportant avec lui les restes de nos cendres, se croyant immortelles. Je perds petit à petit le fil de nos deux vies, dont le n½ud se défait. Je ne gouterai plus au bonheur que fut ta peau sur la mienne, à ses lèvres scellées aux miennes, elles seront remplacé par une simple cigarette, restant inlassablement au creux de ma bouche et recrachant à chaque souffles un peu de mon âme qui se mue en une renaissance imminente. Pour ces nombreux tourments auxquels on a échappés. Et pour tous les suivants où tu vas me manquer.