Prie encore une fois pour ne pas connaître l'enfer, là où se fane joie et jeunesse au fin fond de ton coeur meurtrit. C'est l'ami d'un ami qui m'avait, un jour, dit de manger mon pain blanc. Je me contente pourtant que de la croûte aujourd'hui. L'envie d'enterrer à tout jamais mon adolescence, tout ceux en quoi je croyait s'est mué en bloc informe de pureté, d'amertume et de haine. Pries encore, ce soir, pour rire de ton poing, levé au ciel qui ne peut que faire office de victoire morale sur ta pauvre conscience. La faiblesse de la jeunesse perdue contenu dans la précarité qui ne rêve que d'avenir, fera à jamais la joie des plus grands.